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La récolte en ferme verticale : des bases aux pratiques d’optimisation et d’amélioration de la qualité

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Le travail de récolte est la dernière étape d’une ferme verticale, et c’est aussi une étape qui influence fortement la rentabilité. Le moment de la récolte, la précision du parage et le déroulement jusqu’au conditionnement déterminent à la fois la qualité et le rendement commercial.

En culture hydroponique en particulier, la croissance est rapide et le volume de travail se concentre chaque jour. Une différence de quelques secondes par plant se traduit, à l’échelle de la production quotidienne, par un écart de coût de main-d’œuvre et de fabrication.

Dans cet article, je vais reprendre les bases du travail de récolte, les opérations qui préservent la qualité, ainsi que la manière de penser l’amélioration des processus et l’automatisation.

1. Le travail de récolte en ferme verticale : pourquoi est-il si important ?

Une ferme verticale est un système qui permet de produire régulièrement des légumes et d’autres cultures dans un environnement fermé, en contrôlant artificiellement la température, l’humidité, la lumière ou encore la concentration de CO2. Parmi les méthodes de culture utilisées en ferme verticale, la culture hydroponique, qui emploie de l’eau et une solution nutritive à la place du sol, attire l’attention parce qu’elle est propre et qu’elle réduit l’impact environnemental.

Le travail de récolte joue un rôle central dans ce système de culture hydroponique. Le moment et la méthode de récolte influencent directement la fraîcheur, la valeur nutritionnelle et la qualité gustative des légumes. Identifier correctement la bonne période de récolte et réduire les pertes permet donc de maximiser le rendement. Et la fluidité du travail de récolte a un impact direct sur les coûts de main-d’œuvre comme sur la productivité.

2. Le savoir-faire de récolte propre à la culture hydroponique

Travailleurs en tenue de travail hygiénique effectuant le tri et l’expédition de laitues

Le travail de récolte en culture hydroponique diffère sur de nombreux points de la culture en pleine terre, et il demande donc un savoir-faire spécifique.

2-1. Une maîtrise sanitaire rigoureuse

Comme la culture hydroponique n’utilise pas de sol, la maîtrise sanitaire de l’eau et de la solution nutritive est extrêmement importante. Le lavage et la désinfection des mains avant le travail sont la base absolue. Les couteaux, ciseaux et bacs de récolte doivent être nettoyés et séchés rapidement après usage, et les déchets comme l’eau présente dans la zone de récolte doivent être évacués fréquemment.

2-2. Savoir juger le bon moment pour récolter

En culture hydroponique, la vitesse de croissance est plus rapide qu’en culture en pleine terre. Il est donc essentiel d’observer régulièrement les plants et de déterminer correctement le bon moment pour récolter. Il faut bien connaître la période optimale de récolte pour chaque variété et vérifier régulièrement l’état de croissance. L’exploitation des données environnementales et des données de croissance collectées par des capteurs permet d’améliorer encore la précision des prévisions sur le moment optimal de récolte.

2-3. Les opérations post-récolte

Le parage, le tri et le conditionnement après la récolte déterminent l’efficacité du maintien de la qualité et de la préparation à l’expédition. Le parage exige de la précision. Si l’on retire trop de matière, le rendement baisse. Et dans les étapes qui vont du lavage au conditionnement, il est essentiel de ne laisser d’humidité ni sur les légumes ni sur les matériaux d’emballage. L’humidité restante provoque des moisissures et de la pourriture, donc un séchage rigoureux est indispensable. Pour le tri, il faut définir clairement les critères de taille et de qualité afin de classer correctement les produits.

L’amélioration du travail de récolte détermine la rentabilité de l’exploitation

Dans la structure de coûts d’une ferme verticale, la main-d’œuvre représente une part importante.

La majeure partie de cette main-d’œuvre est absorbée par la récolte et les opérations qui suivent la récolte. Autrement dit, le coût de fabrication de l’ensemble de l’usine varie selon que le processus est conçu ou non pour permettre aux opérateurs d’avancer efficacement dans la récolte et les opérations post-récolte.

Par exemple, dans une usine qui produit 10 000 plants par jour, réduire d’une seule seconde le temps de travail par plant sur l’ensemble de la récolte et du post-récolte permet de faire baisser le coût journalier de main-d’œuvre d’environ 3 000 yens.

Les fermes verticales qui sont rentables comprennent que l’optimisation du travail de récolte a un effet direct sur la main-d’œuvre et sur le coût de fabrication, et elles mettent en place leur propre savoir-faire pour accélérer les opérations.

Nous fournissons aux responsables de fermes verticales un savoir-faire pour améliorer la rentabilité.

Si vous voulez améliorer vos opérations, consultez le contenu ci-dessous.

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3. Automatisation et optimisation

Ces dernières années, l’automatisation et l’optimisation du travail de récolte progressent dans les fermes verticales. À l’heure actuelle, aucun site n’a encore déployé complètement ces technologies sur l’ensemble du processus de récolte, mais elles peuvent devenir des méthodes standard à l’avenir.

Le développement progresse autour de « robots de récolte pilotés par l’IA », capables de juger le bon moment de récolte et d’effectuer automatiquement la récolte, ainsi que de technologies de reconnaissance d’image capables d’analyser des images de caméra pour déterminer le bon moment de récolte et évaluer la qualité. Sur le plan de l’analyse des données, le croisement des données environnementales recueillies par capteurs, comme la température, l’humidité et la concentration de CO2, avec les données de croissance permet désormais de prévoir le moment optimal de récolte et d’anticiper les volumes de récolte futurs.

L’optimisation de la ligne de production est aussi un sujet important. Analyser les déplacements des opérateurs pour réduire les distances parcourues fait partie des améliorations d’efficacité qui peuvent être obtenues sans investissement en équipement. L’introduction de systèmes de convoyage comme les convoyeurs ou les robots est un moyen d’atteindre à la fois l’optimisation et la réduction de la main-d’œuvre, mais il faut examiner avec soin le rapport coût-efficacité par rapport à l’investissement initial.

Conclusion

Pour améliorer le travail de récolte, l’approche la plus réaliste consiste à avancer sur deux axes : renforcer la maîtrise des fondamentaux que sont la maîtrise sanitaire, le timing et le traitement post-récolte, et réduire les coûts en revoyant la conception des processus.

Les technologies d’automatisation vont continuer à se généraliser. Mais aujourd’hui, les démarches qui offrent le meilleur retour sur investissement sont l’amélioration des flux de travail et la réduction des erreurs humaines par la standardisation. Pour renforcer la rentabilité d’une ferme verticale, l’amélioration continue du processus de récolte est un élément indispensable.

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